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    Retrouvez notre vice-président Yves Davin

    tous les matins à 9 heures 30

     

    pour une chronique

    Bon anniversaire Marseille "

     

    sur France Bleu Provence


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    Photos Michel Collomp

     

    Vous pouvez regardez la vidéo de l'intervention de notre administrateur Michel Francheschetti sur

     

    https://vimeo.com/231091995

     


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    Défendons et sauvons notre patrimoine

    Carrière antique (Vème s. avant JC)

    de la Corderie à Marseille

     

    A la suite du projet contesté d’un ensemble immobilier (Groupe Vinci) le long de l’avenue de la Corderie, les fouilles préventives faites par l’INRAP, ont mis à jour une carrière antique exceptionnelle du Vème siècle avant J.C…. la polémique repart de plus belle.

    A-t-on oublié le combat qu’il a fallu mener pour que ce ne soit pas un parking de 2000 places qui remplace les vestiges de la Bourse ? Avons-nous déjà oublié les phrases indignes proférées par certains élus, comme le maire Gaston Defferre, contre les « quatre petits cons d’archéologues » (cf. La Provence du vendredi 16 juin 2017, article p. 8 signé Nicolas Bacquet) ?

    Regrettons-nous, aujourd’hui, cette décision d’avoir conservé in situ les « vestiges » ? Regrettons-nous que l’on ait investi dans la culture avec notre magnifique musée d’histoire ?

    Cette nouvelle découverte est un jalon important dans la connaissance de cet espace périurbain moins d’un siècle après la fondation de la ville, situé à moins de 300 mètres des carrières de Saint-Victor et encore plus proche du site fouillé en 1992 (A. Richier et Ph. Mellinaud) et en 1993 (Ingrid Sénépart) au 96-100 rue Sainte. Sur ce site ont été découvert : un établissement du IIème siècle avant J.C., les traces d’une carrière et un aqueduc du 1er siècle avant J. C. ! En conclusion du rapport : « Les fouilles de la rue Sainte ont surtout permis de reconnaître une partie de la topographie antique de la rive sud du Lacydon, ainsi qu’une partie de l’espace périurbain totalement méconnu de la ville antique ».

    Par ailleurs, la conclusion du pré-inventaire archéologique de Marseille sur les fouilles de Saint-Victor (p. 633) est la suivante : « Les différents indices de datation réunis… inclinent donc à fixer l’essentiel de l’activité architecturale et funéraire à Saint-Victor, à partir de la seconde moitié du  Vème siècle au plus tôt ». Donc, la carrière de la Corderie est contemporaine de cette activité ! Allons-nous garder de ce jalon précieux de notre histoire, seulement des relevés, un beau rapport et quelques pierres sur une étagère d’un dépôt archéologique… et laisser raser le site sans rien dire ?

    Marseillais et amis du patrimoine réveillez-vous !

    Au fait, où sont passés les gradins du théâtre antique de Marseille (classé monument historique) emportés par un camion et dans quelle décharge ?

     

                                                                                                  Georges J. Aillaud

     

                                                                                                  Président au Comité du Vieux-Marseille


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    Triste cinquantenaire

    ou les maires se suivent et se… ressemblent

     

    Au moins au niveau des propos en rapport au patrimoine marseillais !

     

    Ø 1967 : il y a quelques jours (La Provence 16 juin 2017) un journaliste rappelait opportunément dans un article intitulé « Quand  le jardin des vestiges a failli devenir un parking », que Gaston Defferre, maire de Marseille, ministre… etc. etc. etc. disait en 1967 :

     

    « Ce n’est pas pour quatre petits  cons d’archéologues que je vais renoncer à un chantier qui va transformer ma ville ».

     

    Merci à Nicolas Jacquet

     

    Ø Cinquante ans plus tard, le maire en exercice, Jean-Claude Gaudin, vice-président du Sénat, président de, etc. etc. etc. a parlé du « tibia de César » pour évoquer le blocage de projets de constructions (on pense très fortement à l’avenir de la carrière du Vème siècle découverte sur le terrain des Ignorantins, avenue de la Corderie).

     

    Ces deux événements à cinquante ans d’intervalle amènent une réflexion, une mise au point et une conclusion :

     

    a la réflexion, c’est qu’un certain nombre d’élus à force de fréquenter les allées et les contre-allées du pouvoir, en arrivent à se croire tout permis,

     

    a la mise au point est que César a été incinéré et donc son tibia comme le reste sont partis en fumée (relire « les douze Césars » de Suétone !)

     

    a La conclusion, c’est que lorsque les fouilles archéologiques mettent à jour un site et des éléments exceptionnels, cela devient un trésor national qui doit être sauvé, classé et valorisé, envers et contre tout et tous !

     

                                                                                      Georges J. Aillaud

     

     

     


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